Archives Généalogiques Andriveau


Chroniques :
PARALLELES ET DIFFERENCES ENTRE LA GENEALOGIE SUCCESSORALE EN FRANCE ET AUX U.S.A.


Mission

France :
Seul le notaire, officier public (parfois l'administrateur judiciaire) est habilité à saisir un généalogiste pour établir la dévolution successorale lorsque les héritiers sont partiellement ou totalement inconnus.

USA :
Les attoneys-at-law consultent les listes des successions vacantes publiées par la Probate Court et se chargent de faire aboutir le dossier, soit en recherchant eux-mêmes les héritiers (souvent des légataires, car la pratique du testament est plus courante outre-atlantique qu'en France), soit en confiant cette mission à un généalogiste local (heir tracer).

Moyens d'investigation et de recherche

France :
L'état-civil est la source principale de recherche, assortie d'une autorisation de consultation obligatoire du Procureur de la République. Les hypothèques, l'enregistrement, les listes électorales et celles de recensement constituent les autres rouages importants des méthodes de recherche et la consultation de ces documents est subordonnée aux règles appliquées à leur ancienneté et/ou confidentialité.

USA :
L'état-civil est peu intéressant (car les mentions marginales n'existent pas aux USA) et est diversement consultable selon sa nature et sa localisation :
- Les naissances et les décès sont souvent accessibles (toutefois les juges de plusieurs comtés de l'état de New-York refusent les autorisations de consultation).
- Les mariages sont dans la quasi-totalité des cas complètement inaccessibles.
- Signalons à propos de l'état-civil américain, qu'il est très facile de changer de nom de famille aux USA et qu'une femme divorcée peut fort bien se remarier en utilisant non pas son nom de jeune fille, mais le patronyme de son ex-conjoint.
- Les bureaux des testaments sont d'un accès souvent aisé.
- Il existe enfin une sorte de bureau foncier équivalent de nos conservateurs des hypothèques pour lesquels les difficultés de consultations sont similaires à celles rencontrées en France ( refus du conservateur, confidentialité, ancienneté des documents…)

La qualité de Généalogiste

France :
Il n'existe aucune formation officielle de généalogiste (hormis celles dispensées au sein des différentes études ou cabinets existants) et tout un chacun, muni toutefois des autorisations de consultation diverses, peut exercer librement cette profession.

USA :
Il n'existe pas non plus d'école préparant à cette profession, mais la plupart des généalogistes américains doivent posséder une licence de détective privé pour obtenir les informations requises des différentes administrations.


Christian PINCHARD
Directeur de la Succursale de ROUEN
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